jeudi 19 juin 2014

L'amie perdue mais jamais oubliée

Chaque printemps, quand la douceur des beaux jours revient, ton souvenir vient me frapper.

Peut être parce que justement, c'est à cette période que tu nous as quitté définitivement. 

Le printemps revient et ton sourire frappe nos mémoires.
Je me souviens de nos jeux dans la cour de l'école, les anniversaires à la maison, les "nouvel an". Une enfant si vivante. Qui aurait pu prédire à cette époque que tu ne verrais pas tes 18 ans?


Je me souviens de ce printemps 2006.
J'allais passer mon bac. Mes préoccupations étaient de faire la fête, de voir mon petit ami, de passer mon bac et de choisir l'Université où ma vie d'étudiante allait commencer. Je venais de m'inscrire pour passer le permis de conduire.

Et puis je me souviens d'avoir ouvert le journal. De jeter un oeil à la rubrique nécro. Et d'avoir lu à voix haute ta mort. 

C'est con, on s'était perdue de vue. Mais je savais que tu étais malade. Cela ne m'a jamais empêcher de penser à toi.
Pendant ta maladie, chaque jour je voulais venir te voir, te serrer dans mes bras. Je pensais à ta guérison et cette vie pleine de bonheur qui t'attendrais. A nos retrouvailles (peut-être), notre réconciliation.
Et depuis ta mort, je ne cesse de penser à toi. Je pense à ce numéro que je n'ai jamais pris pour avoir de tes nouvelles.

Je pense à ce soutien que je ne t'ai jamais apporté alors que tu as su être là pour moi quand j'ai été bien moins malade. 

Je pense à toi quand j'ai besoin de relativiser sur la vie. Quand on me la pourri, quand on me brise le cœur. Je me demande ce que tout cela vaut face à ta disparition. Et j'avance toujours plus loin, toujours plus haut.


Je pense à toi à chaque instant de bonheur. Je me demande si tu aurais une place à mes côtés.
Je me demande si tu vivrais les mêmes choses que moi, en parallèle. Un mariage. Un bébé. Un métier.

Qu'aurais tu aimé faire, si l'on ne t'avait pas empêcher de souffler tes bougies ? 

On puise nos forces parmi ceux que l'on aime, notre famille, nos amis. Moi c'est en toi, en ta force quand tu as combattu le cancer, dans le creux que ton absence a laissé dans mon cœur.

J'étais si loin quand tu es partie, trop loin pour que tu penses à moi.

Moi, je n'ai jamais cessé de penser à toi. Je n'ai jamais cessé de t'aimer. Mais c'est trop tard. 

J'aurais du le faire ou le dire avant. Je ne le dis pas à tout le monde, ni tout le temps. Mais je sais au plus profond de moi que, tant que je vivrais et que mon cœur battra, tu seras là sur cette terre.

Tant que je vivrais, je porterais ton souvenir. Personne ne t'oubliera. Et peut être que d'où tu es, tu me parleras et me pardonneras.


2 commentaires:

  1. c'est très joli, très touchant, la perte des autres c'est toujours trop douloureux, et tellement de souvenirs s'y rattachent ! merci pour ce bel article

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A bientôt