vendredi 14 août 2015

Je ne veux plus jamais d'un homme comme ça #3

Suite à ma lecture de Diavolo, je vous ai parlé de mon envie de vous dévoiler un peu ma propre histoire… Dans la première partie, je vous explique comment tout a commencé, dans la seconde, je vous décris un peu notre relation et son quotidien. Aujourd’hui, je vous explique comment petit à petit, tout a basculé…

J’avoue aujourd’hui, je ne lui ai pas été très fidèle durant cette période. Mais peut on en vouloir à une fille de 17 ans ?

Je ne dis pas que c’est bien et tout à fait honorable ce que j’ai fait, je ne voudrais pas que ma fille ou mon fils, un jour, fasse cela. Je n’ai pas fait ma “marie couche toi là” non plus hein! Faut pas déconner!!  

Mais j’ai flirté et profité parfois, lors de mes soirées, de quelques bras chaleureux. Rien de vraiment extraordinaire, juste un besoin de me sentir en sécurité et réconforté, pendant quelques heures. 

Et si, souvent, j’ai culpabilisé après mes soirées, en rentrant chez mes parents, aujourd’hui je ne regrette rien. Enfin, presque rien : j’aurai dû me douter que cette attitude cachait quelque chose, j’aurais dû avoir le courage de réagir, de clore cette histoire et de passer à autre chose bien plus tôt, et ne pas gaspiller tout ce temps.

Même à l’autre bout du monde, il me faisait peur. 

J’avais tellement peur de ce qu’il me ferait s’il me retrouvait, qu’importe l’endroit où je serais. Ces crises étaient tellement impressionnantes : quand je ne répondais pas au téléphone il était capable d’appeler mes parents, ma soeur, ses parents, ses soeurs, mes amis…. Jusqu’à ce qu’il me trouve, qu’il sache où j’étais et avec qui. Quand je me plonge dans mes journaux intimes de l’époque, j’en ai presque les larmes aux yeux de relire ces mots forts, de voir cette terreur qui se dégageait déjà de mes écrits, cette angoisse et cette boule au ventre avec laquelle je me levais tous les matins.

Il est rentré en métropole quand j’ai eu 19 ans. A cette époque, j’avais ma petite vie de jeune étudiante à Marseille : ma chambre en Cité U, la vie en DUT de chimie, les copains de la promo, les sorties, le groupe de danse et nos tournées. Tout un quotidien assez bien réglé quand j’y pense, dans lequel j’avais trouvé un équilibre et où je me sentais bien, totalement épanouie, entourée de chaleur, d’amitié et d’amour. Une vie sans lui, où je ne lui avais prévu aucun espace.

Et il fallait lui refaire de la place, qu’il reprenne ses marques ici. Rien ne s’est fait naturellement, comme quand on a une relation amoureuse “normale”. 

Parce que je suis partie du principe que je devais réaménager ma vie et mon emploi du temps pour le laisser rentrer dans ma vie. Je me sentais prête à le faire, et à arrêter les conneries, les flirts à droite et à gauche, voir même les sorties. Je pensais très sincèrement à cette époque que cela pouvait marcher, lui et moi. J’ai malheureusement assez vite déchantée…

Il pensait que je faisais des études pour m’amuser. Non mon cher Matelot, certes je ne comptais pas avoir, à l’époque, une carrière de responsable ou de PDG internationale, mais je désirais bien avoir un travail me permettant d’aller loin, ou tout du moins d’être INDÉPENDANTE et AUTONOME, de m’assumer financièrement et m’épanouir au quotidien.

“Mais alors, et nos enfants?”

Et bien, ils ne sont pas prévus pour tout de suite Crazy Matelot, je n’ai pas encore 20 ans! “Oui mais j’en ai bientôt 27 moi….” aie aie aie, la différence d’âge faisait pour la première fois son apparition dans nos disputes et nos désaccords.

Après moulte discussion houleuse, je me suis aperçue que le Matelot s’était tracé tout un plan de vie sur la comète. 

Son idée était qu’à son retour, j’arrêterais mes études pour le suivre dans sa famille (quelque part à la campagne nord est de la France). Que je me laisserais mettre en cloque autant de fois qu’il en était possible. Que j'élèverais nos 6 gamins avec sa mère, ses tantes et ses soeurs. Une vision “cro-magnonesque” (sisi, ce terme existe je vous l’assure!) de la vie! Et que toute personne me connaissant bien ne pouvait tout simplement pas envisager pour moi!

Certes il avait 27 ans et voulait des enfants… Mais il restait un grand gamin : 0 notion de budget. Je me débrouillais pour vivre avec mes 153€ de bourse (c’est précis tout ça!), budget dont il ne tenait pas compte quand il venait faire les courses avec moi : “vas-y, achète moi du saucisson! Pourquoi y’a jamais de vin chez toi? Ouais, moi je veux pas des yahourts 1er prix! Ils sont dégueulasses” Y’a eu des fins de mois fort sympathique je dois avouer!

Mais par contre, je n’avais aucun mot à dire quand l’argent économisé pour s’acheter un appartement fût dépensé dans une audi A3, dans un permis moto et une moto avec tout l’équipement adéquat (tant qu’à faire, autant aller jusqu’au bout). C’est après l’achat de la moto que je me suis avouée pour la première fois que non, je ne pourrais jamais faire ma vie avec lui. 

S’il raisonnait comme ça, ça n’allait vraiment pas le faire, il n’était pas l’homme dont j’avais besoin dans ma vie.

A partir de là, j’ai l’impression que mon esprit a commencé à se noter dans un coin les choses qui n’allaient pas. Les choses qui s’éloignaient de ce que je recherchais dans une relation de couple, les choses qui ne devaient plus être considérée comme normale. J’ai alors pointé du doigt des faits qui sont, pour moi, à la limite de la violence.

To be continued...




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