mercredi 2 septembre 2015

Car je t’espère, mon petit ange…



Tout a commencé en février, sur une fausse alerte.
Pas mal de retard, et quelques symptômes dit “typiques”.


Comme par magie, au moment où j’ai fais part de mes doutes à Chéri d’Amour, la situation s’est... régulée! (ouais, on va dire ça comme ça!).


Cela faisait déjà quelques mois que nous “tentions” de t’avoir, mais dans ma tête c’était : de toute façon, il ne viendra pas avant une bonne année… Après tout ce temps sous pilule, il me reste encore un peu de temps.



Cette fausse alerte, si l’on peut appeler ça comme ça, elle a créée un drôle de choc en moi. 

Elle m’a laissé un vide, une déception profonde et complètement inattendue. On dirait que je suis donc prête à devenir mère!! Whaou, moi qui reculait cette échéance, c'était donc pour mieux sauter! Ce désir de bébé, que l’on me prédit depuis le mariage, que j’ai longtemps snobé et évité tant bien que mal, il est enfin là! Il est bien présent, au plus profond de moi.


Avec Chéri d’Amour, on a beaucoup parlé de ce changement brutal en moi, pour moi, je sais pas, comme vous voulez! 

Mais non, pour son grand plaisir, je suis prête, et je veux un bébé. 

Ce désir de grossesse n’est que renforcé par toutes celles de mes copines qui apparaissent de plus en plus : Facebook, Instagram, SMS, faire-parts de naissance, et mercredi dernier, à peine posé mon ordinateur sur le bureau au retour des vacances : mes deux collègues de boulot, en simultanée! C'est vraiment trop, rien n’est laissé au hasard! 
Je vois des ventres ronds de partout, des bébés aux bouilles trop mignonnes dans tous les sens… Et ça me serre mon petit coeur tout mou sous ma carapace.



Côté santé, je sens qu’il y a quand même un truc qui cloche. Après une petite consultation chez le doc et un trimestre de surveillance -vas y que je t’attaque la journée par une prise de température, en avant les prises de sang à gogo, moi qui déteste les docteurs, me voilà servie!- le verdict tombe : 

La plupart de mes cycles sont anovulaires. 

On peut donc mettre tout notre coeur à l’ouvrage avec Chéri, vu que mes ovaires sont des bonnes grosses paresseuses, on ne risque pas d’aller bien loin!!


Pour donner un petit coup de fouet à ces demoiselles, mon médecin m’a prescrit quelques mois d’un traitement à base d’hormones. Pour le moment, à part me provoquer les règles les plus douloureuses de ma vie (sérieusement, même avant la pilule, j'ai jamais eu aussi mal!!), des nausées et des vertiges en veux-tu-en-voilà (Chériiiii, je vais tombeeeeer), et une bonne prise de poids (vise un peu le bide de gras!), rien- Rien- RIEN à l’horizon. 

Il y a bien eu une autre fausse alerte -AGAIN!!- mais après trois semaines de retard et un test négatif, autant vous dire que j’ai pleuré tous les larmes de mon corps pendant deux heures... 

Le temps d’un trajet dans le sud… Il a fallu que je m’arrête tous les 10km pour essayer de me calmer, ça m’a mis en retard pour aller déménager une copine… BREF! Spectacle bien pathétique que j’ose vous rapporter là, histoire d’être encore plus pathétique à vos yeux. Après tout y’a pas mort d’homme, ni de quoi en faire un drame. Je le sais bien mais qu'est ce que ça m'énerve e ça m'agace tout ça! Oui, j'essaie d'être optimiste malgré tout.


J’ai eu un petit coup au moral lorsque je suis allée chercher la première ordonnance de mon traitement. Je crois aussi que ma fierté et mon égo ont pris un coup. 

Bordel, je peux pas y arriver toute seule? Je suis en bonne santé, j’ai jamais fait de connerie de ma vie (pas de drogue, pas de clope, de l’alcool toujours modérément) et merde, je dois me faire aider pour avoir un bébé ? Je suis pas capable de faire ça moi, toute seule ??
Si encore ça marchait... MAIS NON! Et qu'est ce que ça m'agace... Je suis peut être optimiste, mais pas très patiente !

Alors, en attendant, j'espère... J'ai pas de patience, mais de l'optimisme et de l'espoir, j'en ai à foison !


Je t’espère mon petit ange, chaque jour. 
Je sais qu’il ne faut pas se prendre la tête, que c’est quand on s’y attend le moins que vous arrivez. J’ai moi même prodigué un bon nombre de fois ce stupide conseil, en me disant que MOI, je serai plus forte que tout ça. Et ça a été le cas dans les premiers mois. Mais là, ces traitements ça me fait perdre la tête, et comment ne pas y penser quand on doit avaler deux pilules par jour, surveiller sa température encore et encore, ne pas la voir varier d’un poil... Je me pose vingt mille questions : est-ce que j’ai un problème? Est ce qu’il faut que j’aille passer d’autres examens ? Est ce qu’il faut que j’envisage d’autres traitements?


Je t’espère mon petit ange, chaque jour. 
On a déjà avec Chéri d’Amour une petite liste de prénom (tous commencent par un L, c’était non négociable!). Mais toutes ces femmes enceintes autour de moi, ça me fou le bourdon. Ouais, je deviens jalouse de ne toujours pas en être encore à mon tour, et c’est vraiment pas beau… J’ai jamais été jalouse (bon si, pour un mec une fois, mais ça compte pas!). Je veux te tricoter des couvertures pour toi et plus pour les autres. Je veux penser à faire des gags pour annoncer ta venue, à ton faire-part de naissance à toi et plus pour ceux des autres! Voilà tout.


Je t’espère mon petit ange, chaque jour. 
Histoire de ne plus avoir les larmes aux yeux quand je t’évoque, tout en sachant que tu es cruellement absent de moi. Histoire de ne plus avoir envie de pleurer stupidement quand je vois sur mon fil d’actu Facebook un ventre rond (et de mentir cruellement à ton Papa, en lui faisant croire que ce trop plein d’hormones en cachets chamboulent déjà mes émotions!). Histoire de ne plus avoir à répondre des trucs à la con à tous ces gens qui te disent “et alors? c’est pour quand le bébé?”. Franchement bande de crétin, vous pensez vraiment qu’on a attendu votre question pour s’y mettre? Nanméoh !


Je t’espère mon petit ange, chaque jour. 
J’ai hâte de vivre cette aventure à 3, et de pouvoir parler de cet avenir de vie de famille. Parce qu’à l’heure actuelle, c’est dure. J’ai renoncé à partager mes sentiments, à en parler. Parce que chaque fois que j’essaie d’aborder le sujet avec les copines, j’ai l’impression de les faire chier royalement. Puis de toute façon, elles coupent court à la conversation, elles ont des vies de famille accomplie, tu vois !

“oh mais tu verras, ton tour arrivera! Ainsi, Bébé-à-moi aura un copain ou une copine pour jouer. D’ailleurs dépêche toi, Bébé-à-moi à déjà trois dents! et hier il a fait areuh-areuh au lieu de gaga! Tant de progrès, ça passe si vite!”
“Mais il faut attendre longtemps après la pilule, t’inquiète pas. Bon je te laisse, je dois aller acheter des bodys, Bébé-à-moi à tellement grandi vite ces trois derniers jours, Whaou quoi!”
“Han mais regarde, tu peux manger du fromage Corse en attendant. Moi tu m'en as ramené et je pourrais pas y toucher, parce que c'est interdit. Oui c'est pas bon pour mon bébé tu sais. Parce que quand tu attends un bébé, blablabla....”

Pourtant, je me souviens d’un temps pas si lointain où j’étais très présente pour elles, où j’ai écouté patiemment leurs angoisses et leurs peurs dans l’attente de leurs grossesses! Et pour celles qui ont accouchées, j’ai été là pour les aider à dépasser leur baby-blues. 

Même si j’essaie de ne pas trop leur en tenir rigueur, car je serais très certainement comme elle un jour, aujourd’hui je me sens abandonnée, incomprise. 


Je tâcherais de me préserver la prochaine fois. Je tâcherais, oui… En attendant, je t’espère et te dédis cet article. Le blog, ce pouvoir de se lâcher et de tout dire… ça fait du bien, et ça soulage un peu, en t’attendant, en t’espérant...


Je t’espère mon petit ange, chaque jour. Je t’espère dans mon coeur, pour te donner ce trop plein d’amour que j’ai en moi. Je t’espère dans ma vie, pour combler ce vide dans nos vie.
...
 Je t’espère 
...






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A bientôt