samedi 7 mai 2016

Une année de bienveillance - Ecrit #18 : Ceci est ce que vous ignoriez



Alors, alors...

Si je comprends bien, cette semaine, Agoaye nous demande de nous dévoiler un peu, de partager avec vous quelque chose que vous pourriez ignorer...

Vous l'avez peut-être constaté, je me livre plutôt assez facilement ici. C'est justement un peu pour cela que j'ai ouvert ce blog, afin de pouvoir parler un peu de tout et de rien très librement... Alors il a fallu que je cherche un peu ce que je n'avais pas encore vraiment abordé ici.

Laissant mon esprit vagabonder, il m'est revenu un drôle de souvenir...

Je vous parle très souvent de mon job de Responsable Qualité, sur le blog. Je l'aime beaucoup mais je le déteste parfois, et surtout, j'étonne souvent mes connaissances et mes anciens professeurs quand je leur explique ce que je fais. Car, c'était bien loin de ce que je voulais être, au départ....

La première fois que l'on m'a demandé ce que je voulais faire, j'ai répondu Bergère !


Dans ma petite tête, c'était carrément le rêve ! J'allais me promener avec mon troupeau toute la journée, dehors. Je pourrais vivre d'amour de la nature, de mes bêtes et d'eau de source. J'allais faire du fromage (le fromage, c'est la viiiiiiie), des yahourts (je crois même que c'était l'argument majeur à l'époque!), de la viande (ahhhh l'amour du barbecue, déjà!).

Puis bon, je suis devenue une vraie fifille, qui aime bien se faire des beaux ongles, qui aime bien papoter (et les brebis ou les vaches, ça ne causent pas trop!) et surtout qui a une peur bleue du sang ! Alors non, bergère, ça allait plus trop être possible pour moi...

Je me suis laissée porter alors pendant quelques temps. Prétendant vouloir être Ingénieur du Son

La vérité est que :

  • Je n'ai jamais fait de musique (un peu de chant, mais sans lire une partition quoi!), alors Ingé son, on aurait rigolé mon pote! 
  • Je ne savais même pas trop à quoi ça consistait Ingénieur du son. Mais bon, pour la mère, si je voulais continuer dans la musique (parce que j'aimais bien chanter), il fallait que ça soit rattaché à Ingénieur de quelque chose (pour bien gagner sa vie, qu'elle disait. Mouais, demande aux ingés sons ce qu'ils en pensent aujourd'hui, tu vas voir!)

Cette situation m'allait plutôt bien jusqu'au jour où, au lycée, on m'a demandé de remplir une belle feuille de "Voeux d'orientation". C'était en 1ere S je crois. Histoire de "commencer à nous préparer à notre avenir, à ce qu'on voulait faire". (Tu parles, quelle vaste blague l'orientation scolaire dans notre pays!)

Bon alors, je me retrouve devant ma feuille, et là, c'est la panique! Je peux pas mettre prépa pour être ingénieur vu mes résultats catastrophiques en Maths! Au mieux, je peux viser un BTS ou un DUT, la fac dans le pire des cas. Alors je regarde un peu ce qui est susceptible de me botter, dans la même branche. Et le BTS audiovisuel option image me tente pas mal...

Tiens, Directeur de la Photographie, c'est sympa ça, non ?

Quand j'y pense aujourd'hui, c'était complètement irréel et tout aussi ridicule cette idée... Je savais à peine prendre une photo correctement à cette époque, je n'avais jamais tenu dans mes mains une caméra de ma vie et je pensais un jour être capable de monter les plus grands films de notre nation. Vaste blague HAHAHAHA !


J'ai pas persisté longtemps de toute façon, pour deux choses :

  • La première, c'est qu'il y a dix ans, notre gouvernement savait déjà très bien réformé les choses, en cours d'année. Donc, le super BTS envisagé, pour l'intégré, la priorité était donné aux bacs STI avec une mention spéciale. Donc moi, avec mon bac S option Chimie, je pouvais bien aller me faire voir...
  • Secondo, un reportage au 20h de TF1 sur les jeunes étudiants qui font médecines parce que Papa, Maman ont insisté. Ils ne sont pas heureux, ils dépriment, ils sont fauchés, bref, combo total ! 
Bon, c'était juste plus possible pour moi. Cette orientation, pour remplir la fiche "Post-Bac" correctement, fallait que je la prenne en main ! 

Mon premier amour après tout, c'est la chimie...


En réfléchissant, c'était vraiment ce qui me plaisait le plus et où je me sentais le plus épanouie. Les TP, même si ça finissait très souvent en casse et en rendement négatif avec moi, j'adorais ça. Les calculs, les formules, les équilibrages, ça me parlait !

Alors, tout fière, j'ai annoncé ça, lors d'un rendez-vous, à mon prof principal et la conseillère d'orientation :

"Alors, que veux-tu faire après ton bac ?
- Je veux étudier la chimie !
- ah, tu veux devenir prof de physique chimie ?"

Ma tête, devant ce raccourci (que je n'ai toujours pas compris):


"Non, je veux travailler dans la chimie! Les labos,les analyses, les synthèses, ce genre de chose!
- Ah ben faut aller à la fac alors. Faire Pharmacie peut-être!"

Là aussi, j'aurais du me méfier... Mais comme un bon petit soldat, je suis allée prendre les prospectus des facs et, sur le dépliant de pharmacie, il y avait marqué que l'on pouvait devenir Ingénieur Chimiste ou Homéopathe. C'était plutôt tentant. Alors bon...

Survivre ou périr en première année de Pharmacie

Bon, vous vous doutez bien vu ma situation professionnelle actuelle que j'ai plutôt déchanté. Les années comme ça : plus JAMAIS de ma vie! Pression du concours, cours de biologie et de botanique absolument atroces, ambiance de merde entre les élèves et entre les profs, enfin... là aussi y'a de quoi argumenter 100 ans.

Face à tout cela, il m'a bien fallu réagir. Me reprendre en main. Seuls les cours de chimie m’intéressaient, la biologie, je l'ai vite abandonnée.

Alors, toute seule, comme une grande, j'ai cherché... J'ai passé des heures et des heures sur le site de l'ONISEP, dans les forums de l'orientation, dans les journées portes ouvertes à droite et à gauche et, finalement, j'ai trouvé...

Et si la solution, c'était un DUT de chimie, tout simplement ? 

Ce choix, je l'ai fait seule. Et je crois que c'est la première vraie et bonne décision de ma vie que j'ai pu prendre. En tout cas, c'est la première qui m'a fait me dire "Tu n'as rien a regretté, tu as eu tout bon!"

Jamais je n'ai été aussi heureuse de me lever pour aller en cours, pour aller en stage. Jamais je n'ai autant eu la rage pour trouver du travail que quand j'étais "Technicienne Chimiste", ça, c'était ma voie ! Et c'est grâce à ce tremplin qu'aujourd'hui, je suis Responsable Qualité. Que j'ai gravi les échelons, d'une entreprise à l'autre, pour être où je suis aujourd'hui. Où je me sens bien...







Allez, je vais aller découvrir ces choses que j'ignore, chez vous....


Prenez bien soin de vous...




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Un défi ou un écrit, c'est le défi 2016 que nous propose Agoaye.
Retrouvez toutes les informations liés à ce challenge sur son blog ou sur le groupe Facebook

5 commentaires:

  1. c'est étonnant pour moi cette ascension dans la décision de "ce que tu veux faire plus tard".. Ton parcours finit bien dans tous les cas! Moi j'ai toujours voulu faire la même chose d'aussi loin que je me souvienne et au final je ne le fais même pas!

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    1. Oh mince! Et peut être qu'un jour, tu y arriveras ?

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    2. non car aujourd'hui je ne le souhaite plus, donc je n'ai pas de regret au final !

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  2. Une joli panel ^^
    J'étais aussi parti en audiovisuel au départ, il a fallu que je change aussi ;)

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    1. Oui, je crois que j'étais vraiment pas faite pour me lancer dans ce domaine!

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A bientôt